auteur

ALLIER ACHILLE (1807 - 1836)

EN COURS D'INSTALLATION


Enquête (?) avant 1836 en Bourbonnais (Allier).


Né à Montluçon, installé à Bourbon-l'Archambault. Journaliste, écrivain, historien, archéologue, dessinateur et graveur. Après des études de droit, il s'intéresse vivement au passé du Bourbonnais. Il s'apparente au mouvement des « Antiquaires », au sens de chercheurs en Antiquité, prédécesseurs romantiques, au début du XIXe siècle, des folkloristes. Fondateur du périodique l'Art en province, qui lui survivra jusqu'en 1859. Il dirige la publication collective L'Ancien Bourbonnais (1833-1838).


(BNF, Pierre Vaisse)


Publications concernant ou contenant des chansons ou de la musique traditionnelles :
- Esquisses bourbonnaises. Moulins : P.-A. Desrosiers, 1833. Sans musique.
Consultable sur Gallica
Non mentionné par Van Gennep et Coirault.
Mentionné sans commentaire par Guilcher, dans la la bibliographie de Danse traditionnelle et anciens milieux ruraux français. Tradition, histoire, société.


L'ancien Bourbonnais, continué par A. Michel et L. Batissier, Moulins, Desrosiers, 1833-1838. 2 volumes in-fol.
Le t. II contient le Voyage pittoresque, de Louis Batissier, (9 mélodies ; voir à ce nom).
Consultable sur overnia : Tome 1 et Tome 2


- avec Nanteuil Célestin (1813-1873), graveur : La jolie fille de la Garde, chant populaire du Bourbonnais. P. A. Desrosiers, éditeur, 1836. Eau-forte ; 76 x 52 cm. Contient une mélodie.
Consultable sur Gallica
Non mentionné par Van Gennep, Coirault et Guilcher.


Remarques


Il n'y a pas grand chose à dire : une seule chanson avec mélodie, La jolie fille de la Garde, est associée directement à Achille Allier, qui très probablement n'a pas mené d'enquête à proprement parler sur le folklore musical du Bourbonnais. On ne sait pas si cette chanson a été entendue par lui, peut-être à Bourbon-l'Archambault, dont le nom est situé sous celui d'Achille Allier, ou si cette publication est du seul ressort du graveur, Célestin Nanteuil, comme en hommage (elle est datée de la même année que celle du décès d'Achille Allier).
Cela dit, cette estampe illustre à merveille la formule qu'utilise Coirault, à propos des « antiquaires » qui « ornaient » de « chants populaires » « un régionalisme naissant ». (Notre chanson folklorique, p. 298).

Recueil