RETOUR AU CATALOGUE

Gilles Poutoux

“Musique-Accordéon
Méthode de jeu
Irlande-France”
Livre-CD, livre 52 pages, CD (exemples et exercices).

Promo !
15,00
Acheter
Ref. AEPEM 06/03

Gilles Poutoux, accordéon diatonique.

Mélodie, rythme, accents, swing, ornements. Irlande / France.
Livre-CD, livre 52 pages, CD (exemples et exercices).

Durée 66'37

Gilles Poutoux joue pour la danse depuis des années et il partage ici la somme d’une riche expérience. Cette méthode n’a à ma connaissance aucun équivalent dans la littérature pédagogique de l’accordéon : Gilles y décrit, y décortique sur un ton aussi franc et direct que l’est son interprétation musicale, tel un grand chef cuisinier exposant les éléments d’une recette avec le but de régaler ses convives. La Méthode de jeu constituera une aide précieuse au débutant et permettra au confirmé de confronter ses convictions musicales avec celles de l’auteur. C’est un ouvrage qui interpelle car il est plus qu’une méthode d’instrument et, à ce titre, il intéressera ceux, tous instruments confondus, qui se posent les questions du phrasé, du rythme, des ornements… en un mot du style. On sait bien pourtant que l’on ne peut expliquer verbalement et encore moins par écrit, une sensation musicale : on ne peut que la vivre. Et pour y parvenir, l’échange, l’ouverture, le contact humble avec le musicien expérimenté sont indispensables. Le CD qui est au centre de cet énorme travail permet à Gilles de s’adresser à l’oreille, directement. Ainsi la mise en perspective systématique des différentes interprétations d’un même motif musical encourage l’écoute critique ; or il est de fait que le développement de l’écoute critique est primordial pour permettre l’indispensable remise en question menant au progrès, et à la maîtrise. Chaque jour que Dieu fait, le musicien se doit par son travail et sa réflexion d’affiner sa perception pour arriver à servir pleinement la musique, le danseur, le public. Et je ne doute pas que la Méthode de jeu sera pour beaucoup un outil précieux sur le chemin de l’émotion et de la joie dans la musique.
François Lazarevitch Villefavard, mars 2006, Extrait du livret


Revue de presse et témoignages
La méthode de jeu d'un maître incontesté d'accordéon diatonique : mélodie, rythme, accents, swing, ornements
Famdt

Inhabituelle et très intéressante méthode
(…) Inhabituelle, cette méthode est très intéressante avec entre autres la position de l'instrument, la dynamique, les ornements, les rythmes de base irlandais et français (reel, valse, bourrée, etc.) Le CD contient entre autres des exemples de ce qu'il ne faut pas faire quand on joue un reel, une jig, une mazurka, etc.
Le Canard Folk, Belgique, Mai 2007

Une aide précieuse pour le débutant et un éclairage très intéressant pour le musicien confirmé
Méthode de jeu qui ravira les nombreux amateurs d'accordéon diatonique. Joueur de bal depuis de nombreuses années, Gilles Poutoux partage, dans cet ouvrage accompagné d'un CD, la somme d'une riche expérience. Une aide précieuse pour le débutant et un éclairage très intéressant pour le musicien confirmé.
Union des Groupes et Ménétriers du Morvan

Un excellent outil pour l'écoute et l'analyse de son propre jeu et de celui des « maîtres »
Précisons bien qu'il ne s'agit pas d'une méthode pour apprendre l'instrument mais d'une « méthode de jeu » c'est-à-dire un ensemble de prescriptions (plus que de conseils) concernant la façon correcte de jouer du diato (tenue de l'instrument, utilisation du soufflet, de la soupape, etc.) mais aussi de jouer la musique trad. française et irlandaise. Elle se compose d'un livret d'une cinquantaine de pages et d'un CD avec de nombreux exemples sonores. La démarche est intéressante et à ma connaissance inédite : le CD donne de nombreux exemples de ce qu'il NE FAUT PAS faire : par exemple un reel joué « carré », non-accentué ou accentué sur le temps etc. Toutes choses qu'on entend bien trop souvent, y compris chez des « pointures » ! L'accent est mis en particulier sur les ornementations (bien « décortiquées ») et le phrasé : accentuation (temps ou contretemps), jeu « inégal » (entre binaire et ternaire)... A cet égard c'est un excellent outil pour l'écoute et l'analyse de son propre jeu et de celui des « maîtres » : « pourquoi mon reel (ma jig, ma bourrée, etc.) sonne plat ? Qu'est-ce qui pourrait le rendre plus dansant, plus swing ? »
Si vous suivez le livret et entendez bien les exemples sonores (ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire) vous comprendrez comment améliorer votre jeu (et peut-être comprendrez-vous aussi que vous aviez « tout faux » sans le savoir...) Reste ensuite à mettre tout ça en pratique, ce qui est une autre paire de manches ! Gilles Poutoux est un excellent accordéoniste, avec une vision très respectueuse de la musique traditionnelle que je partage largement. Pourtant je ne peux le suivre sur l'aspect bien trop normatif de sa méthode. Ses conseils sont excellents mais hélas excessifs. Quelques exemples :
« Le pied droit tape sur chaque temps fort d'une mesure. (...) Il est important que le pied tombe totalement et même que l'intégralité du poids de la jambe participe à la frappe. » Précision supplémentaire : « le pied droit est préférable parce que l'accordéon repose sur la cuisse gauche. » Diantre ! Et moi qui tape du pied gauche depuis des lustres... Et en général seulement du talon.
Des choses encore plus étonnantes : le jeu croisé prohibé et « l'adieu au clavier gauche » : en bref, ne jouez plus de basses, cela nuit à la mélodie ! (Dommage quand même, car mes basses je les ai payées dans le prix de mon instrument, sans parler de leur poids, il vaudrait donc mieux exiger des diatos sans main gauche !)
Bref, moi qui ai pourtant tendance à sortir mon lance-flammes à la moindre occasion, je trouve la méthode de Gilles Poutoux bien trop restrictive. Désolé mais certains joueurs de bourrées qui se servent de la main gauche et ont un jeu croisé me font aussi vibrer...
Dommage car c'est un excellent outil d'analyse du style, du swing et de la cadence, chose bien trop souvent oubliées chez les musiciens « modernes ».
Yann-Fañch Perroches, Parole d'Anches n° 49, mars-avril 2007

Une grosse claque, et dans le bon sens du terme...
Enfin une méthode qui parle de musique, et pas seulement de numéro de bouton !
« (…) on se pose des questions, on cherche à apprendre, à jouer mieux, ou autrement : enfin bon, on gamberge...
Eh bien, un pilier (que dis-je un pilier, un menhir ! un monolithe !! un volcan !!!) du diato en France l'a fait pour nous, et pas qu'un peu : Gilles Poutoux, qui joue de manière aussi dense de l'Irlandais, du Centre France, et même bien d'autres choses, comme de la Suède, à croire qu'il vient aussi de là-bas, pour ceux qui comme moi ne sont pas plus spécialistes de la Suède que du reste...
Il a sorti en début d'année une magistrale démonstration (en une quarantaine de pages, pas plus, et encore... en petit format) de la profondeur de la réflexion menée sur son instrument, qu'on a très vaguement évoquée ici (rien dans le dernier TMAG, je suis vert...). Je trouve ça injuste, car à mon sens tout joueur de diato (qu'il soit ou non en phase avec les idées et les options choisies par Poutoux, là n'est pas trop son propos ni le mien) devrait au moins une fois mettre le nez dedans...
Achetez-la (groupez-vous, pour vos ateliers) sans l'ouvrir et lisez-la tous les six mois, vous y trouverez à chaque fois des réponses à vos questions du moment... (…)
Bon... je me permets quelques commentaires, réserves et interprétations personnelles en vrac - à partir de là, libre à vous de sauter... :
- Ce bouquin est fait par un des plus grands maîtres (si si, vraiment) du poussé-tiré (écoutez son disque avec Lequérré, on comprend ce que peut être la carrure d'une bourrée 3 tps), mais ne vous arrêtez pas à ce prétexte pour ne pas l'acheter, ce qu'il dit concerne tout autant (voire plus) les joueurs qui ne pratiquent que le croisé et jamais le P/T (voir ci-dessous)
- Poutoux a des idées bien arrêtées, et peut paraître souvent péremptoire. Bon, c'est le personnage, et il faut le savoir; je suis en total désaccord sur certaines choses et les arguments qu'il apporte (entre autre sur le fait qu'une lame ne se rode pas, ainsi que sur certains choix d'interprétation de répertoire français comme la valse, et ses avis sur le jeu croisé dont beaucoup de joueurs de diato et de chroma démontrent le contraire), mais vraiment je crois qu'il ne demande pas à ce que tout le monde soit d'accord avec lui, juste (mais c'est bien le plus dur, et l'apprentissage d'une vie, sauf pour quelques chanceux) de ne pas subir son instrument et sa musique, mais la choisir.
Il ne fait que comprendre et tenter de décrire (a posteriori je pense) là où la musique l'a mené (très très loin, à mon sens, et le voir jouer vaut leçon), et quels ont été ses choix.
Conclusion : j'adore le croisé, autant que le P/T, et je ne veux pour rien au monde jouer exactement comme lui, ni le même répertoire que lui. Mais j'ai visiblement énormément à apprendre quand même avec lui...
- Ce livre aide à comprendre l'énorme impression de densité qu'on a quand on le voit et quand on l'entend jouer, cette harmonie et cette maîtrise du corps qu'il semble avoir atteinte, cette densité tant recherchée dans ces arts très complémentaires (pour ne pas dire totalement liés) de la musique que sont à mon sens les arts martiaux. Ce qui me fait d'ailleurs persister à penser que - contrairement à l'impression que beaucoup ont - le diato est un instrument très physique, et qu'il faut accepter de le prendre à bras le corps. Jouer et ne pas être joué... une vraie ligne de conduite.
Et de belles pages (et pas des photos bidons !) sur la posture, même si après chacun est libre de choisir la sienne.(…)
Tout ce qu'il dit (et pareil quand il joue en face de vous) sous-entend de jouer sur un instrument qui peut "envoyer". Qui peut le plus peut le moins. Si on ne veut pas "être joué par l'instrument", il faut logiquement un instrument qui ne résiste pas, en tous cas le moins possible. Faites donc vos essais avec ce critère en tête... Tout de suite, le choix est beaucoup plus facile...
- Son petit paragraphe sur les styles est assez délectable, parce que bien à contre-courant... un peu d'air frais... (et qui vient rappeler que le diato comme "instrument traditionnel", ça se pose un peu là et que ça va faire encore discuter sec à la buvette de St-Chacha)
- Ses remarques sur la position et son rapport au sol m'ont personnellement
confirmé beaucoup de choses (que je suis loin d'appliquer). Il est allé très loin dans la pratique ET la réflexion, la recherche d'une compréhension du corps.
- Il préconise l'abandon de la Main Gauche (et je n'ose imaginer la tronche déconfite de son luthier à la vue des photos de sa MG...!!!) ... bon, dit comme ça, tout de suite, ça raye un peu le verre...! Mais il y a de la logique : dans nos 3 instruments (MD, MG, Bras G), le rythme (de la mélodie) est donné par le BG, et non la MG (et un prof de chroma m'a fait part des mêmes constatations et problèmes rencontrés, à propos de cette confusion BG/MG). Et je ne peux que constater comme lui que rajouter la MG nuit le plus souvent (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, il y a des joueurs sidérants qui jouent de manière pas catholique du tout, ou vice-versa... nous sommes bien d'accords...) à la qualité du BG et donc de la mélodie et de son rythme. C'est le BG qui maîtrise la colonne d'air, et non la MG, me semble-t-il... Je mettrais un peu de mon eau dans son vin : je pense qu'il est possible de garder un jeu MG, mais une fois que tout est bien calé et indépendant au niveau du BG... (je vous rassure, je suis loin du compte...)
- Des défauts à la conception, dans son chapitre sur les ornements : pas de partition + des exo et exemples enregistrés dans une tonalité moins commune (en Ré) qui empêche donc d'essayer de reproduire ce qu'on entend. Malgré des schémas (moins explicites à mon sens qu'une mise en partition des exos enregistrés), il ne fait que recommander l'usage d'un logiciel pour "pitcher" le disque, c'est-à-dire le ramener à votre tonalité voulue. Trop de technologie (pas à ma portée) pour juste essayer de reproduire ce que j'entends... Bon, voilà, ça, je n'ai pas aimé, tout ne peut pas être parfait... Peut-être pour une réédition...
- Bon, son chapitre magistral concerne l'accentuation. Ses choix musicaux ne concernent que lui (encore une fois, perso, je le trouve par exemple pas très convaincant sur la valse, mais c'est une question de choix esthétique), mais quelle palette d'outils il met à notre disposition ! A mon avis : l'accentuation est à travailler le plus tôt possible dans l'apprentissage, mais sans MG, donc que BG, pour bien comprendre ses sensations et ne pas tout mélanger.
Enfin une méthode qui parle de musique, et pas seulement de numéro de bouton !
Enfin !!!!!!!!!!
L'écoute du disque ouvre les oreilles comme rarement; c'est comme pouvoir comparer des vins : après, vous n'avez qu'à faire votre choix, en toute connaissance de cause, et non plus par servitude à une habitude corporelle, par exemple. Comparez jeu égal/inégal, et accentué différemment, et vous n'aurez plus envie de travailler autre chose... Je crois que la différence est là, et il donne les moyens de la comprendre : merci !
L'accent crée la musique; à tel point que dans ses exemples sonores, dés qu'il accentue, il a du mal à jouer égal (quand il veut le faire, dans un but pédagogique), c'est à dire à ne pas faire vivre sa musique. Quelle démonstration...
Bon... en gros, y a de la matière... et encore une fois, lui-même prend toutes les précautions d'usage, entre autres sur l'aspect forcément caricatural des exemples pédagogiques qu'il donne, ainsi que sur ses choix et goûts musicaux.
Mais que de leçons...
En l'état actuel de la littérature sur le diato, ce livret (40 petites pages, je le rappelle) est une grosse claque, et dans le bon sens du terme... Résumons, si vous ne l'aviez pas compris : je vous la recommande.
Voilà... quand je relis tout ça, ça me fait penser à un pote flûtiste racontant un stage avec le maître indien Chaurasia, qui disait (avec les rrrr roulés d'usage dans l'accent indien) :
« "I play. You try »
Jean-Loup Sacchettini , http://fr.groups.yahoo.com/group/diato/message/8841

Une cinquantaine de pages aussi denses que propices à multiplier les opportunités de travail
Gilles Poutoux, musicien reconnu notamment en musiques à danser irlandaises, vient de publier une méthode de jeu pour accordéon diatonique. Ce n'est pas une méthode d'apprentissage, puisqu'indiquant le but à atteindre et non des exercices pour atteindre ce but.
Ce que l'on apprend avec l'expérience, le diatoniste l'a en effet mis sur le papier. Pour bâtir ce projet original, une rédaction efficace a été nécessaire. Elle présente idées reçues et non reçues et se base sur la caractéristique fondamentale de l'accordéon diatonique : c'est un instrument bisonore (…) nécessitant un tiré-poussé sur le soufflet. G. P. prend cette caractéristique comme richesse et gomme ainsi tout jeu croisé sur deux rangs ainsi que toute recherche d'harmonisation en main gauche. Il pousse la démonstration en préconisant même de se passer des touches des basses pour favoriser mélodie et cadence indispensables au musiciens de bal.
Le gros morceau technique de l'ouvrage est la décomposition des ornements possibles (…).
La démonstration est accompagnée d'un CD où sont gravés des exemples sur les répertoires irlandais et français ainsi que sur les ornements proprement décortiqués. Une cinquantaine de pages aussi denses que propices à multiplier les opportunités de travail.
Christian Suc, Centre France, magazine, 25 mai 2007.

Un chemin vers le sens et l'émotion
La musique de Gilles Poutoux est au service de la danse. C'est un outil forgé par un travail où l'à-peu-près n'a pas sa place, une pratique enrichie par de nombreuses rencontres (Philippe Bruneau, Joe Derrane, Vincent Blin, liste non exhaustive...), une expérience qu'il nous donne à partager en proposant une méthode de jeu qu'il conviendra de ne pas confondre avec un schéma d'apprentissage. C'est ici le but à atteindre dont il s'agit, en aucune façon la progression pour y parvenir. Gilles a un parti-pris esthétique et le revendique : il préconise des constantes techniques (attaque des notes, précision rythmique, phrasé, dynamique...) propres à la nature spécifique des répertoires de musique à danser. Il insiste sur l'accompagnement du pied qui structure le jeu, milite pour le prima absolu de la mélodie. Et l'apparente limite de l'instrument devient devient une qualité fondamentale en donnant la priorité au jeu tiré-poussé. Le livret, clair et précis, s'articule autour de 4 parties : la description du jeu de l'instrument, l'interprétation des répertoires irlandais et français, les illustrations sonores, la table complète des supports audio. Le travail sur l'ornement fait l'objet d'une approche minutieuse, sachant qu'en tout état de cause, il relève du seul choix de l'interprète. Quant au CD, pierre angulaire du projet, il nous propose de nombreux exemples sonores judicieusement structurés et clairement expliqués, au sujet desquels François Lazarevitch écrit fort justement : « Que le développement de l'écoute critique est primordial pour permettre l'indispensable remise en question menant au progrès et à la maîtrise. » Pragmatique, notre homme ne réinvente pas l'eau tiède... mais son propos nous rappelle néanmoins quelques évidences, trop souvent négligées, et nous met en garde face à nombre d'idées reçues. Voici en tout cas qui aidera pertinemment le débutant ayant la chance de croiser cet ouvrage. Quant au confirmé (ou supposé tel...), il pourra y faire un point d'étape sur ses convictions musicales et, pourquoi pas, les enrichir en découvrant celles de l'auteur. Loin des prétendus métissages et des vitesses racoleuses, Gilles place chaque pratiquant -actuel ou potentiel- devant cette évidence : la plus redoutable difficulté,c'est de fazire simple. Mais il lui ouvre aussi un chemin vers le sens et l'émotion.
Alain Bormann, Trad Magazine n°120, juillet/août 2008.

La somme d’une riche expérience
Méthode de jeu qui ravira les nombreux amateurs d’accordéon diatonique. Joueur de bal depuis de nombreuses années, Gilles Poutoux partage, dans cet ouvrage accompagné d’un CD, la somme d’une riche expérience. Une aide précieuse pour le débutant et un éclairage très intéressant pour le musicien confirmé.
Union des Groupes et Ménétriers du Morvan