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Pierre Corbefin & Philippe Marsac

“Bal gascon a la votz”
CD Digipack. Livret 24 pages.
EPUISÉ , se renseigner auprès des musiciens.

 

15,00
Liste des plages
1) L’auriòu qu’a nau plumetas / A Granada i a nau pins. Rondèus. Rondeaux.
2) Lo sòmi de la chòca / Mazurka à Ernest. Masurcàs. Mazurkas.
3) La boulangère. Branlo aussalés. Branle d’Ossau.
4) La Redòva. Redowa.
5) Ió n’ai cinc sòus / Diga donc Janton. Borrèias planièras. Bourrées « plainières ».
6) De Tonens a Marmanda. Branle del Naut-Agenés. Branle du Haut-Agenais.
7) Suu pont de Sent Jan. Branlo aussalés. Branle d’Ossau.
8) La Craba. Saut biarnés. Saut béarnais.
9) Dus. Saut biarnés. Saut béarnais.
10) Charmantina. Saut biarnés. Saut béarnais.
11) Lo meu pair m’a maridada / Vai-me quèrre d’aiga Marianeta. Escotishas. Scottishs.
12) Suite à Ernest Lurde. Rondèus. Rondeaux.
13) Parla-mi / Solelh que fas aval. Masurcà e valsa. Mazurka et valse.
14) Sus la punta de l’espada. Branlo aussalés. Branle d’Ossau.
15) A mamà b’ètz vos urosa / Au castèth de Monsur Montet. Congòs. Congos.
16) La borregada.
17) Sarramilhòca mi tòca ma maire / A l’entorn de ma maison. Rondèus. Rondeaux.
Ref. AEPEM 13/01

Pierre Corbefin, chant, Philippe Marsac, chant.

CD Digipack. Livret 24 pages. Indications des sources et des paroles.
Analyse des danses.
Traditionnel : Gascogne, Béarn (23 titres).
Composition : Bernard Connac (1 titre).

EPUISÉ , se renseigner auprès des musiciens.

Durée 48'32

« Enfin ! 48 minutes de bonheur pur, de magnifiques mélodies, chantées sur des tempis de rêve. Et un livret qui fera référence dans l’analyse du rondeau, du branle d’Ossau et du rapport entre le chant et la danse, ou, plutôt, entre les chanteurs et les danseurs. »


Site internet https://www.facebook.com/duocorbefinmarsac


Revue de presse et témoignages
Tant par ses qualités artistiques que par sa dimension humaine, ce bel ouvrage est digne de l'estime la plus large
Pierre Corbefin et Philippe Marsac, formateurs en danse sur les répertoires de Gascogne, proposent depuis plusieurs années un concept de stages et de bals gascons chantés. Soumis à l'amicale pression de celles et ceux qui, de plus en plus nombreux, apprécient leurs prestations et qui souhaitaient prolonger ces moments de plaisir, ils ont enfin franchi le Rubicon – ou plutôt la Garonne – en enregistrant le présent album sous les auspices de l'AEPEM. C'est donc du chant à danser dont il s'agit, espace où la rythmique des syllabes et celle de la danse cheminent en parfaite harmonie, avec une musicalité toute particulière que ne sauraient produire des instruments. Elaboré autour d'un choix judicieux de mélodies parmi les plus aptes à porter la danse, l'ouvrage est bien représentatif des divers territoires de Gascogne : branles, rondeaux, sauts, congos, danses de couple, agrémentés de quelques danses plus spécifiques telles les redowa, borreia planièra, borregada... Le tout dans une harmonisation vocale respectueuse et représentative des personnalités en présence. Pierre et Philippe inscrivent leur démarche dans le prolongement d'une pratique qui eut cours anciennement en Gascogne et dont le chemin fut rénové ces dernières décennies par quelques pionniers en la matière, tels Pierre Boissière ou les membre du groupe Son de Votz, avec Dany Madier-Dauba, Joan Luc Madier, Bernard Pellerin et Dominique Lalaurie, à la mémoire de laquelle ce disque est dédié. Chanté en gascon, ce disque est emprunt d'humilité et de reconnaissance vis-à-vis de celles et de ceux qui ont apporté à des titres divers la matière indispensable à son élaboration. Il est aussi un acte de résistance, que ses auteurs eux-mêmes posent comme un pas vers une société plus fraternelle. Tant par ses qualités artistiques que par sa dimension humaine, ce bel ouvrage est digne de l'estime la plus large.
Alain Bormann, Trad. Magazine, mai-juin 2013.

Encore plus qu'un bal à la maison
Pierre Corbefin et Philippe Marsac sont des vétérans à l'expérience largement reconnue. Chanteurs et danseurs, car pour bien chanter des rondeaux, branles d'Ossau, bourrées, sauts béarnais et danses de couple, il faut comprendre les subtilités de la danse. Un rondeau en chaîne ou en couple, ce n'est pas la même chose, comme ils l'expliquent dans l'excellent livret, en remarquant que les musiciens jouent souvent les rondeaux trop vite. Voici donc 17 morceaux uniquement à la voix, parfaitement rythmés et sans concessions, avec explications et paroles traduites dans le livret – c'est que les différents patois occitans (gascons et languedociens) sont employés. Encore plus qu'un bal à la maison, c'est un service rendu pour pour une meilleure connaissance des danses du sud.
Marc Bauduin, Le Canard Folk, avril 2013.

« Faudrait avoir deux jambes de bois pour ne pas danser »
Ah, pour sûr, quand ce son-là monte, on voudrait apprendre à danser, à danser gascon, tant qu’à faire !
Foin des promesses de gascon, que l’on peut aussi se faire à soi-même, il est dommage de se contenter d’écouter cela et même si l’on n’a guère jusque-là approché la danse gasconne, à une figure du quadrille près peut-être, on sent bien qu’il y a dans ce CD du prêt-à-danser.
Au point qu’il n’y aurait qu’à rallonger l’ourlet du bas de la chanson bien connue… « Faudrait avoir deux jambes de bois pour ne pas danser »… rondèus, masurcàs, branlo e branle, borrèias, sauts, escotishas, valsas, congòs… !
Il y a dans le jeu de ces deux voix, tellement bien articulées qu’elles se confondent en un générateur unique de son, quelque chose qui tourne, un genre de moulin bien huilé, plus encore moulin à danse que moulin à musique d’ailleurs…
Les engrenages sont-ils en bois, à l’ancienne ? Le bois dont on fait les fûts à conserver le bon armagnac alors ! Où se raffinent les arômes comme se raffinent les histoires encloses dans la mémoire collective. Il y a dans ces chants à danser conservation de telles histoires. Et c’est bien cela qui permet tout de même l’écoute coite. Mais vous en faire la promesse peut être gasconnade, si vous savez danser…
Le moteur est en effet puissant, il fait voyager. On survole avec lui tout un monde, toutes les terres de Gascogne, du Béarn au Haut-Agenais. Et on redécouvre comment, à sa façon, la danse plane au-dessus de toutes les musiques à danser…
Philippe Sahuc
Philippe Sahuc pastel-revue-musique.org

Complémentarité des timbres, tempo et, surtout, cadence propre à chaque danse
On ne présente plus Pierre Corbefin, mais il faut reconnaître qu'il était, jusqu'à ces derniers temps, bien plus connu comme danseur et, surtout, pédagogue hors pair des rondeaux et autres danses gasconnes. J'ai eu l'occasion de faire un week-end de stage avec lui il y a quelques années et j'en ai gardé un souvenir très fort, surtout du fait d'y avoir appris bien d'autres choses que des pas de rondeau et notamment ce sentiment qu'il est possible de danser non pas en s'élevant depuis le sol mais en se maintenant une vingtaine de cm au dessus pour n'avoir ensuite plus qu'à descendre lorsqu'il le faut ce qui est toujours plus facile que de chercher à monter. Je sais, théoriquement cela ne tient pas debout, mais en pratique cela fonctionne tout de même et ceci passe par la fameuse surrection chère à Pierre. S'il a eu l'occasion d'enquêter par lui-même et de côtoyer des danseurs de rondeau de tradition, il me semble également que la pratique actuelle du rondeau dans le sud-ouest doit pas mal à la perception qu'il a pu avoir de ces danseurs, à ce qui l'a frappé dans leur pratique, à ce qu'il en a retransmis en mettant en valeurs certains traits, en en offrant sa lecture personnelle.
Tout cela pour vous dire que l'on avait un peu oublié le chanteur et pourtant, sans remonter jusqu'au 33t Lambrusc, impossible de ne pas citer le CD "Les Voix" de la collection "Musique et voix traditionnelle aujourd'hui" du Conservatoire Occitan dans les années 80, projet pour lequel il avait d'ailleurs réalisé la transcription des chants en occitan et leur traduction.
Je serai plus bref pour présenter Philippe Marsac que je n'ai jamais encore eu le plaisir de rencontrer mais dont je reçois régulièrement depuis des années les messages d'informations sur ce qui se passe autour de chez lui.
La réussite d'un duo vocal tient en premier lieu à l'équilibre, à la complémentarité des timbres de voix et ici c'est tout à fait le cas, la voix plus claire de Philippe venant équilibrer celle plus ronde et, donc, un peu plus sourde de Pierre. Mais ceci n'est qu'un début : pour réussir un bon duo il faut réunir bien d'autres ingrédients, surtout lorsque ce duo se consacre au chant à danser où interviennent donc le tempo et, surtout, la cadence propre à chaque danse. Après tout ce que j'ai écris en introduction, il n'y avait pas grand souci à se faire pour ces deux derniers paramètres et, effectivement, les rondeaux ont bien ce mouvement si particulier qui leur confère leur personnalité propre. Quant au tempo, on connait l'attachement de Pierre aux tempis modérés et il s'en explique à nouveau dans le livret. Attention, il ne faudrait pas non plus les prendre pour des intégristes et on appréciera ici ou là quelques petites astuces rythmiques et même parfois un peu de recours au multipistes pour une interprétation à plus de deux voix.
J'ai tout de même un regret, c'est que l'album n'ait pas été enregistré en situation de bal, ce qui aurait donné une étincelle de vie supplémentaire à cet enregistrement qui, comme c'est le cas fréquemment, sent parfois un peu le studio et le désir de bien faire plutôt que l'osmose avec une assemblée de danseurs.
Jean-Luc Matte, musette.free.fr