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Jean Perrier

« Quand tu joues
Musique d’Aubrac »
CD Digipack. Livret 24 pages.

12,00 7,00
Liste des plages
1) Mon Anneta (Valse. J. Perrier.)
2) Les garçons de la montagne (Bourrée. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
3) Mignonne cousine (Valse. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
4) La mazurka des familles (Mazurka. J. Perrier, B. Bonte.)
5) La Valentinou / Le vaillant Tinou (Polkas. J. Perrier, B. Bonte.)
6) Porte chopine (Bourrée. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
7) L’hirondelle (Valse. J. Perrier.)
8) Embrass' moi Joséphine (One step. J. Perrier.)
9) Los pastres (Valse. J. Perrier, D. Pauvert.)
10) La crousade (Bourrée. J. Perrier.)
11) L’aure de la camba torta (Mélodie. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
12) La bourrée de Poujouly (Bourrée. J. Perrier.)
13) L’ancienne mazurka (Mazurka. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
14) Polkas piquées (Polka. J. Perrier, B. Bonte.)
15) La Varsovienne (J. Perrier, B. Bonte.)
16) Amont sus la montagna (Bourrée. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
17) Valsez Pastourelle (Valse. J. Perrier.)
18) L’aiga de rocha (Scottish. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
19) Brezons-Valse (Valse. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
20) La bourrée de Poujouly, deuxième version (Bourrée. J. Perrier.)
21) La granda (Valse. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
22) La Yoyette / Je suis lasse d'être fille / Belle Rose / En passant par le bois (Marches. J. Perrier, B. Bonte.)
23) L’hirondelle, deuxième version (Valse. J. Perrier, D. Pauvert.)
24) La Polka des bébés (Polka. J. Perrier.)
25) Mon Anneta, deuxième version (Valse. J. Perrier, J. Bona, B. Bonte.)
Ref. AEPEM 12/01

Jean Perrier : accordéon chromatique.
Et
Jean Bona : cabrette.
Bruno Bonte, banjo.
Didier Pauvert, accordéon chromatique.

CD Digipack. Livret 24 pages.
Présentation et analyse du répertoire par Michel Esbelin, analyse du jeu de Jean Perrier par Tiennet Simonnin.
Traditionnel : Auvergne (23 titres).
Compositions : Jean Vaissade (4 titres), Tonin Troupel (2 titres), et Vincent Prat (1 titre).

Durée 55’20

« En 2006, avec Jean Bona, à la cabrette, et Bruno Bonte, au banjo, réunis autour de lui, nous travaillions avec Jean Perrier à l’enregistrement d’un album consacré au répertoire de ses premiers bals, du temps de sa jeunesse. Sa disparition prématurée nous a empêchés d’achever ce projet. Disposant d’un certain nombre de plages de travail, nous avons décidé de continuer, pour Jean, son projet, en ajoutant quelques enregistrements antérieurs. La plupart des prises utilisées pour ce disque ont donc été faites en 2006, trois proviennent de l’album «Accordéonistes en Aubrac » publié par Buda Musique en 1999, et quatre autres viennent d’enregistrements restés jusqu’ici inédits, faits en 1998 et 2004. Au-delà de la perfection musicale, issue d’un travail commun, devenue impossible, nous avons choisi de mettre en valeur le jeu si personnel de Jean Perrier. Nous avons ainsi privilégié l’accordéon lors du mixage, afin de faire ressortir tous les détails de son interprétation.
Cet album est là pour lui rendre hommage. »
AEPEM


Revue de presse et témoignages
Voici de la musique d'Auvergne bien cadencée, où le style de Jean Perrier est bien lisible, inventif et brillant
Remarquable initiative que cet hommage à Jean Perrier, accordéoniste chromatique né en 1936 à Bondy, originaire de l'Aubrac, décédé en 2008. Un CD emblématique de ce « jeu de l'Aubrac » né au contact de la colonie auvergnate et des accordéonistes italiens ou français au début du vingtième siècle. Jean Perrier était l'une des figures marquantes de ce style musette qu'il a transmis jusqu'à nos jours. En compagnie de Jean Bona (cabrette), l'initiateur du projet, et Bruno Bonte (banjo), Jean Perrier avait commencé l'enregistrement en 2006. Le projet étant resté inachevé après la disparition de Jean, Jacques Lanfranchi décida cependant de publier ces enregistrements avec quelques prises antérieures. Voici de la musique d'Auvergne bien cadencée, où le style de Jean Perrier est bien lisible, inventif et brillant. L'influence de Jean Vaissade transparaît : le musicien qu'il admirait particulièrement. Le livret de 24 pages comporte une biographie ainsi que des notes précises sur le répertoire et le style de jeu rédigées par Michel Esbelin et Tiennet Simonnin. Bravo à l'AEPEM pour ce témoignage unique et collectif qui salue un musicien qui rassembla toutes les générations au Pays.
Caroline Barray, Trad. Magazine, mai-juin 2013.

On sait aujourd'hui reconnaître le talent des musiciens par delà les étiquettes
Voici typiquement un album qui n'aurait pas intéressé le folkeux des années 70. Imaginez, un CD consacré à un accordéoniste chromatique, né en 1936 (donc ni un "ancien", ni un folkeux, tout comme José Roux), avec un peu cabrette sur une plage ou l'autre mais mixée en arrière plan comme dans les 33t folkloriques : c'est tout ce que nous rejetions à l'époque. Mais , heureusement, les mentalités évoluent et on sait aujourd'hui reconnaître le talent des musiciens par delà les étiquettes. D'ailleurs même les bretons ont réhabilité l'accordéon-gavotte (accordéon chromatique également). Et si vous n'êtes pas encore convaincu, Tiennet Simonin, a rédigé au sein du livret 8 pages d'analyse très détaillée du style de jeu de Jean Perrier, style qu'il rattache au style musette des années 20-30, décennies durant lesquelles Jean Perrier n'était pourtant pas encore né... Au sein de ce même livret, Michel Esbelin dresse la biographie de Jean Perrier, né en Auvergne puis, comme beaucoup, émigré à Paris, bougnat puis dans le commerce des boissons. Sa disparition en 2006 a failli mettre fin à ce projet de CD, qui devait être initialement un trio avec Jean Bona à la cabrette et Bruno Bonte au banjo mais que Jacques Lanfranchi a réussi à mener à terme tout de même, en complétant les enregistrements qu'il avait déjà réalisés par le trio ainsi que ceux de Jean Perrier en solo par trois reprises de l'album "Accordéon en Aubrac" (Buda 2009) et trois inédits issus des mêmes enregistrements de F. Loth en 98 (dont deux plages avec Didier Pauvert en duo d'accordéon) et un inédit de 2004. Tout comme pour l'album de José Roux, j'avoue avoir une préférence pour les plages solo au sein desquelles la lisibilité du jeu de Jean Perrier est optimale.
Jean-Luc Matte, musette.free.fr/infos.htm, 17 mai 2012

Un exemple typique de la musique de l'Aubrac
« Quand tu joues, imagine que tu es en haut d'une montagne et que l'on doit entendre chaque note de la mélodie » répétait Jean Perrier, qui tenait se conseil de son modèle Roger Vaissade. Et donc, Jean Perrier détache nettement les notes de son accordéon chromatique (c'est frappant dans des airs comme « La mazurka des familles »), y compris à la main gauche – il ne « traîne » pas les basses. Avec un rythme de métronome et très peu de nuances, son efficacité rôdée au fil des nombreuses années de bal (il a joué depuis les années 50) s'impose comme une évidence dans ces bourrées, valses, mazurkas, scottishs et autres danses. Vous trouverez sur ce CD 25 morceaux de l'accordéoniste auvergnat, la plupart enregistrés en 2006, peu avant qu'il disparaisse. Un exemple typique de la musique de l'Aubrac, grâce à l'association AEPEM, accompagné d'un livret très détaillé.
Marc Bauduin, Le Canard Folk, juin 2012

Cette belle réalisation rend justice à un très bon musicien, pas totalement formaté...
L’accordéoniste Jean Perrier enregistrait en 2006 un album consacré au répertoire de ses premiers bals, au début des années cinquante, entouré de Jean Bona à la cabrette et Bruno Bonte au banjo. Cet album n’a jamais pu arriver à sa fin : le musicien est décédé prématurément, laissant le projet inachevé. Jacques Lanfranchi, responsable de la prise de son lors de ces enregistrements ultimes, y a joint et mixé ici sept autres morceaux extraits d’enregistrements plus anciens (1998 et 2004) de manière à compléter ce panorama d’un répertoire que Perrier possédait et interprétait toujours à merveille, à l’aube de ses soixante-dix ans.
Perrier a passé sa vie, hormis une parenthèse algérienne dont il se serait sans doute passé en 1958, entre l’Aubrac et Paris, appartenant ainsi à l’une des dernières générations associées à l’image des bougnats. Charbonnier à Paris en hiver, ce travail saisonnier lui permet de retourner au pays en été, et d’animer bon nombre de bals. Plus tard, un emploi de garçon de café le conduit à une ascension sociale qui le mènera à la tête d’une importante société de distribution de boisson. On est loin des aventures des Péguri, Sudre, Cayla et autre Bouscatel : Perrier appartient à une autre époque. Il n’empêche que son style de jeu et son répertoire s’inscrivent dans une parfaite tradition, qui paraît avoir évité les écueils d’un folklore niais de carte postale, auquel certains de ses contemporains ont succombé… Ici, c’est de la musique de bal, que le musicien exécute accompagné de vieux compères : un enregistrement presque fait pour le plaisir, peut-on penser. Valses, bourrées, polkas, mazurkas, une scottish, et même un one-step (succès de café-concert, Embrass’moi Joséphine) composent le répertoire de cet album qui reste d’une grande unité même si Didier Pauvert, grand admirateur du maître, s’est invité à ses côtés dans deux enregistrements de 1998. Le jeu de Jean Perrier est une parfaite osmose entre le style musette parisien de l’entre-deux-guerres et celui des accordéonistes auvergnats pratiquant le jeu dit « de l’Aubrac ». C’est un jeu brillant, joyeux et bien sûr extrêmement dansant, qui évite instinctivement les erreurs de goût que l’on peut entendre, notamment, avec certains « folkloristes », ceux auxquels on a déjà fait allusion un peu plus haut… Brillance et professionnalisme peuvent aussi se décliner tout en restant dans les (vastes) limites d’une tradition bien sentie et régénérée. Tiennet Simonin offre dans la notice une belle étude stylistique, certes un peu austère pour le béotien, mais passionnante même pour le néophyte, qui dévoile de manière éloquente ce que l’oreille avait commencé à percevoir. Cette belle réalisation rend justice à un très bon musicien, pas totalement formaté, comme il en existe un certain nombre encore, en France et un peu partout dans notre monde occidental : cette production de l’AEPEM (Association d'étude, de promotion et d'enseignement des musiques traditionnelles des pays de France), comme quelques autres, donne un exemple que l’on aimerait voir suivi plus largement. Puisse-t-elle en susciter d’autres et ressusciter d’autres talents !
Jean-Christophe Maillard, www.pastel-revue-musique.org/2012/09/