Grâce aux techniques permises par l’informatique, nous proposons un accès direct aux collectes des XIX° et XX° siècles, même aux non-lecteurs de partitions, par le biais d’une publication systématique en fichiers numérisés de ces mélodies. Cette bibliothèque s’agrandira à mesure de nos travaux de saisie.

Bien que l’accès à ces mélodies soit considérablement facilité par ce type de support informatique, on prendra garde cependant au fait que le ressenti musical d’un fichier midi atteint la nullité, et que le son est proche de l’insupportable. La rigidité d’exécution d’un ordinateur ne saurait remplacer l’appropriation personnelle et véritablement musicale à laquelle nous invitons les utilisateurs de cette base de données.

Attention, il s’agit d’une base de mélodies : on ne trouvera pas trace ici des chansons publiées sous forme d’un texte sans musique, ou de variantes textuelles (mais on trouvera toutes les variantes musicales). Cette base ne cherche pas à remplacer les livres, mais à aider la lecture des partitions qui y figurent. C’est pour cette raison que nous ne publions pas les paroles des chansons – du moins pour les livres encore accessibles dans le commerce (ce que nous indiquons pour chaque ouvrage.) En revanche, nous indiquons dans la mesure du possible dans quelles bibliothèques virtuelles (Gallica ou archive.org pour l’essentiel) les ouvrages peuvent être consultés.

Pour chaque mélodie, on trouvera :
Un numéro de mélodie (qui correspond à celui de notre saisie), ainsi qu’un sigle qui renvoie aux références bibliographiques et à la page. Ainsi, Bou-17 signifie Bouillet, Album Auvergnat, p. 17, ou Mi1-040 signifie Millien, tome 1, p. 40. Si plusieurs mélodies figurent sur une même page, les sigles sont distingués par le numéro de version attribué par l’auteur (attention, cela n’indique pas forcément l’ordre sur la page, la version e d’une chanson pouvant figurer sur la même page que la version a de la chanson suivante). Quand aucun numéro de version n’est indiqué, nous les avons numérotées dans l’ordre d’apparition : Mi1-005-1 est la première, en haut de la page 5, et Mi1-005-2 la seconde.
Cette règle est générale, sauf pour les inédits d’Achille Millien que Georges Delarue a publiés (Millien-Delarue 1 à 7). Pour ces volumes, nous avons utilisé (avec son aimable autorisation) les sigles élaborés par Georges Delarue dans une intention de classification.
Dans tous les cas, la présentation des mélodies suit l’ordre d’apparition dans le livre.
Le titre est toujours celui choisi par l’auteur de la publication. Pour les mélodies ayant des paroles, nous indiquons l’incipit (le ou les deux premiers vers). Si la même mélodie sert à différentes chansons, chaque chanson aura une entrée propre, mais le N° de la mélodie sera le même, et portera une décimale différente pour chaque chanson.(27,01, 27,02, par exemple).
A défaut de titre, nous utiliserons l’incipit.
Nous indiquons, selon ce qu’en dit l’auteur, le type de la mélodie (chanson, air à danser, etc). Une mention de type mise entre parenthèses (par exemple : (ronde)) renvoie à une indication de mouvement présente sur la portée (par exemple « mouvement de ronde »), ce qui ne signifie pas nécessairement que la mélodie ait été collectée en tant que ronde. Dans quelques rares cas, la mention « ms » signifie que le type, indiqué sur le manuscrit, ne l’est plus à la publication.
Quand c’est possible, nous mentionnons : le lieu et l’année de collectage, ainsi que le nom, le lieu et la date de naissance de l’informateur (malheureusement, les folkloristes ne les mentionnent pratiquement jamais, Achille Millien faisant une notable exception).
Le numéro qui suit une localisation est le numéro du Code officiel géographique de l’INSEE : N° du département – 2 chiffres, N° de l’arrondissement – 1 chiffre, N° du canton – 2 chiffres, N° de la commune – 3 chiffres. (Ce N° INSEE n’ayant pas d’autre avantage que de permettre des recherches géographiques fines, nous ne suivons pas leur mise à jour officielle suite aux multiples et successifs redécoupages électoraux. De manière complètement arbitraire – et ce pour des raisons uniquement pratiques – nous utilisons les n° du Code officiel géographique 1990 (11e édition, INSEE).
Nous distinguons les noms du collecteur (collecté par) et de l’auteur de l’ouvrage (ref.), qui ne coïncident pas toujours.
Lorsque l’auteur emprunte à un autre recueil une mélodie traditionnelle qui n’appartient pas à sa collecte, nous indiquons les sources de cette citation (1ère publication), avec le nom de son collecteur ; de même, dans la mesure du possible, nous indiquons si une mélodie du recueil est reprise dans une autre publication. Enfin, dans les cas très rares où une mélodie non traditionnelle est publiée, c’est le plus souvent à titre de comparaison – il s’agit généralement de ce que Coirault appelle un « antécédent ». Nous l’indiquons par la mention « comparaison » en lieu du type de mélodie, et nous indiquons les références bibliographiques données par l’auteur.
Enfin, nous mentionnons, quand la chanson y est répertoriée, le numéro de l’inventaire Coirault (voir Patrice Coirault, Les Chansons françaises de tradition orale, inventaire analytique, ouvrage établi à partir des fiches de l’auteur, révisées, complétées, normalisées et indexées par Georges Delarue, Yvette Fédoroff et Simone Wallon, 3 volumes, Paris, Bibliothèque Nationale de France, 1995-2007). Lorsqu’un numéro de l’inventaire Coirault est mentionné entre parenthèses, c’est qu’il l’est de notre fait : cette attribution est faite sous couvert de vérification.

Toutes les mélodies sont saisies dans leur tonalité d’origine. En revanche, nous n’avons pas respecté systématiquement le tempo indiqué. Les mélodies sont jouées plutôt lentement, afin d’en faciliter l’apprentissage. Nous avons corrigé les erreurs de notation les plus évidentes (notamment de durée à l’intérieur d’une mesure), mais laissé en place celles qui sont discutables (notamment de hauteur de note). Dans quelques cas, nous proposons la mélodie telle quelle, et une proposition de correction, soit sous forme de deux fichiers mélodiques différents, soit à l’intérieur de la même partition (la correction proposée est toujours indiquée). Quant aux erreurs que, nécessairement, au vu de la quantité, nous avons pu introduire, merci de nous les signaler !

Pour les informations biographiques concernant les collecteurs, nous devons beaucoup à l’ouvrage de Gérard Carreau, Dictionnaire biographique des collecteurs de l’ancienne chanson folklorique française, Famdt éditions, 1998, que nous avons essayé de compléter par nos propres recherches, essentiellement bibliographiques.

Les mélodies sont présentées sous deux formes, les fichiers midi et les fichiers myr.
Vous pouvez télécharger les fichiers midi (selon votre ordinateur avec un clic ou un clic droit de souris) et les lire avec un lecteur adapté à votre système.
Le fichier myr offre plus de possibilités. Ce format est celui des logiciels Melody Assistant et Harmony Assistant de la société Myriad. Si vous possédez ces logiciels vous pouvez lire les fichiers myr après téléchargements.
Si vous ne possédez pas ces logiciels, téléchargez ces fichiers myr, puis, pour les lire sans être connectés, il vous faut utiliser l’application gratuite Melody Player. Téléchargeable gratuitement, elle permet également de jouer, transposer et imprimer la partition de tous les fichiers musicaux créés par Harmony ou Melody Assistant.
Melody Player inclut la version réduite de la base de sons numériques, il ne nécessite donc aucune interface ou carte MIDI.

Saisie des mélodies : Jean-Michel Péru, Jacques Lanfranchi, Philippe Cotton, Philippe Suzanne, Yan Cozian, Pierre Beauguitte, Françoise Rouméas, Yves et Ghislaine Desmaris, Peter De Baets.
Recherche documentaire : Pierre Marcotte, Patricia Renard, Philippe Randonneix, Magali Urroz.
Merci pour leur coup de main à Françoise Etay, Marianne Koechlin, André Ricros, Jean-François « Maxou » Heintzen.
Merci à Michel Quatredeniers pour ses relectures attentives.
Rédaction des notices et direction : Jean-Michel Péru.
Ces pages sont en constante augmentation : n’hésitez pas à y revenir.

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