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Hugues Lapaire (1869-1967).

Ne semble pas être un collecteur. Poète régionaliste patoisant berrichon. Publie de nombreux ouvrages sur le folklore berrichon, portant tant sur la chanson que sur la danse, les légendes, ou la cuisine. (Indre, Cher).
Patrice Coirault note, à propos des Vieilles chansons populaires du Berry, : « A contrôler », ce que l'on peut étendre à l'ensemble de sa production. Lapaire tient plus du littérateur et du compilateur que du chercheur de première main.
Ouvrages concernant la chanson et la danse :
Les vieilles chansons populaires du Berry, Paris, Albert Besnard, s.d. (1912, d'après le compte-rendu de la Revue du Traditionnisme). Contient vingt chansons, avec musique (harmonisée).
La Bourrée, Paris, Librairie régionaliste, 1921, 32 p. (3 mélodies)
Vielles et cornemuses, Moulins, Crépin-Leblond, 1901 (sans musique.)
Le folklore berrichon, Moulins, Crépin-Leblond, 1946 (sans musique.)
(Attention à certains titres trompeurs : Les Chansons berriaudes, Noëls berriauds, et autres Rimouères d'un paysan sont des recueils de poésies de Lapaire, et non des ouvrages folkloriques.)

Hugues Lapaire, Les vieilles chansons populaires du Berry, Paris, Albert Besnard, s.d. (1912, d'après le compte-rendu de la Revue du Traditionnisme).
Porte le sous-titre : Etude sur les vieilles chansons populaires du Berry, suivies de vingt chansons, choisies parmi les plus anciennes et harmonisées par Francisque Darcieux, André Coedès-Mongin, Léon Branchet, et Mlle Aimée de Mourgues.
Collectage direct, ou indirect ? S'il dit avoir "cueilli" ces chansons (Avant-Propos, non paginé), on ne le voit, dans l'étude qui précède les chansons, citer que des régionalistes (Jean Baffier, Barbotin pour les ronds, Henry Gay) ou des occasions plus ou moins officielles (ainsi dit-il, à propos d'une chanson qui ne figure pas dans ce recueil - Le berger Renaud : « Je l'ai entendue chanter une seule fois, le jour du Centenaire de George Sand » (page 8, note 1) ; ou encore, à propos d'une autre chanson : « Je l'entendis chanter un jour par un commensal de Nohant, du vivant de Mme Lina Sand. Edmond Plauchut, qui se trouvait là, m'affirma qu'elle était bien du Bas-Berry (page 9, col. 1, note 1).
Il cite le collecteur pour six chansons sur les vingts du recueil, mais on ne retrouve, dans une note de l'étude qui précède, que l'indication d'un seul informateur. Les quelques localisations proviennent aussi de ce texte.
Coirault note : « (chansons) en majorité folkloriques. Bien que patoisant légèrement, la forme n'est pas toujours pure d'expression littéraire. A contrôler. » Ainsi, P. Coirault ne reprend-il pas dans son catalogue cinq des vingts chansons du recueil. Certaines d'entre elles sont des « chansons charges » c'est-à-dire des parodies assez malveillantes, « oeuvres de lettrés », patoiseries dont le patois est « laborieusement travaillé », langage « qui ne se parle nulle part », « genre outré et sottement caricatural, destiné à faire rire aux dépends du paysan » (Voir la préface de 1912 du Barbillat Touraine). On ne s'étonnera pas d'y voir figurer « Les pleumes de boeuf », ou bien sûr « Le cornemuseux d'Marmignol » (dont J.-F. Heintzen a récemment retrouvé traces et de l'auteur – M. Rochon - et des conditions de sa « création » en 1882.) Quelques petites erreurs de notation (durées de notes) ont été rectifiées.
Quelques numéros du catalogue Coirault sont donnés entre parenthèses : cette attribution est de notre fait, sous couvert de confirmation.

Sigles : Lap VcpB + numéro de la page

Hugues Lapaire, La Bourrée, Paris, Librairie régionaliste, 1921, 32 p.
Petit ouvrage de compilation, qui reprend à son compte toutes les élucubrations possibles sur, par exemple, les origines gauloise de la bourrée. Contient trois mélodies de bourrée (une auvergnate, une bourbonnaise et une berrichonne) sans aucune indication de source (que Lapaire mélange sans, visiblement, avoir vérifié : ainsi, sa bourrée bourbonnaise donne-t-elle les paroles d'une bourrée à deux temps publiée par Bouillet (La Barbounaise, bourrée de St Bonnet, N° 1, Bou017) sur un air de bourrée à trois temps (une variante des montagnardes de Sauxillanges, N° 33, Bou040, et de Pontgibaud, N°48, Bou048-2, du même Bouillet).

Sigles : Lap VcpB + numéro de la page